Street Fighter IV. C’est typiquement le genre de titre qui me fait réaliser que le temps passe vite. Oui, je pense à
Street Fighter II, et à tous les combats (synonymes de victoires, dans mon cas) que j’ai bien pu faire. Passée cette séquence nostalgie, analysons le cas SF4…
En premier lieu, concernant le scénario de celui-ci, on est bien dans la continuité du deuxième épisode, puisqu’une fois encore, l’organisation du crime, Shadaloo, est au centre du problème. Dans le cas présent, elle a lancé un nouveau tournoi mondial d’arts martiaux, dans le but de créer Seth, un surpuissant robot, qui fera office d’ultime ennemi, pour le moins coriace. Cette créature sera rendue possible à travers la récolte de multiples caractéristiques, sur les différents styles des combattants, lors de ce fameux événement. Vous connaissez désormais la trame scénaristique, on peut désormais s’attaquer au contenu. D’entrée, on se dit que le jeu est bien réalisé, joli graphiquement, fluide, mais quelque chose choque considérablement… Et ce sont les musiques ! En effet, on s’éloigne des titres qui nous restaient dans la tête, et même encore aujourd’hui. Il y a bien quelques titres agréables, mais dans l’ensemble, c’est le principal point noir du jeu, même si j’admets qu’au fil du temps, on s’y habitue, sans aimer, non, mais ce n’est plus désagréable.
Sur le jeu en lui-même, il faudra s’adapter à la mode nouvelle génération ! Oui, au départ, on a tendance à essayer de calquer les méthodes de jeu qu’on avait auparavant, mais ce n’est pas aussi simple. Je ne dis pas que ça n’a rien à voir, mais plutôt qu’il faut apprendre à cumuler son « expérience » et la nouveauté. Enfin, là, je parle évidemment pour les habitués, parce que pour les novices, il faudra passer par un apprentissage complet, et justement, c’est une excellente transition vers la présentation des différents modes de jeu.
Alors, bien entendu, l’inévitable mode arcade est présent, que l’on peut d’ailleurs paramétrer à notre guise (difficulté, nombre de rounds et temps), où l’on affrontera les différents personnages tour à tour, jusqu’au boss final. On dispose d’un mode versus, normal, où on peut se combattre entre amis, et mêmes « amis ordinateurs », on va dire. Entendez par là que vous pouvez choisir d’affronter un combattant non humain, même en mode versus. Ensuite, on est sur une console nouvelle génération, donc forcément, le mode réseau est bien là. Un mode très intéressant, où l’on peut choisir d’effectuer une partie rapide, ou alors de faire un mode championnat, qui s’échelonne sur une série de trois combats, pour gagner de multiples points, et grandir au niveau international !
Le célèbre Hadoken de Ryu !Outre ces différents modes, et là je m’adresse notamment aux novices, il est également proposé le mode entraînement, et le fameux mode défis, où l’on retrouvera un apprentissage complet des techniques et des enchaînements, dans la catégorie des épreuves (normales et difficiles), ainsi que les catégories chrono et survie (normales et difficiles, également). Je vous préviens, c’est assez difficile, notamment pour décrocher des récompenses au niveau or. Pour en revenir aux épreuves, je disais qu’elles sont très intéressantes, pour les novices comme pour les joueurs confirmés, du fait qu’elles retracent toutes les capacités des personnages, et démontrent quels sont les enchaînements à effectuer en cours de match. Il y a de tout, avec des séquences franchement corsées, sur lesquelles j’avoue être bloqué. Par exemple, les épreuves de Chun-Li sont difficiles à passer. J’allais presque oublier de vous mentionner l’arrivée des « focus attacks ». En gros, c’est un coup assez puissant et difficile à éviter. Non, ça n’existait pas avant, et il vous faudra apprendre à bien placer ce type d’attaque, car si l’adversaire a le temps de vous donner un nombre de coups suffisant, cette attaque sera mise à mal. Il est vrai qu’expliqué comme ça, cela ne doit pas paraître très clair, mais vous comprendrez très vite en y jouant.
Graphiquement, c’est de la grosse 3D, avec une jouabilité 2D. C’est vraiment agréable, et tout bouge bien. Ce n’est pas « lourd » à manier. Côté personnages, on allie subtilement ancien et nouveau, avec l’intégralité des personnages de
Street Fighter II, le carton mondial (Ryu, Chun-Li, Zangief…), ceux les plus appréciés dans les épisodes intermédiaires (Sakura, Dan…), et de nouveaux venus (Rufus, El Fuerte, Abel…). Au total, le jeu comporte 25 personnages. On regrettera cependant qu’il ne dispose que de 17 stages, ce qui fait bien moins d’un stage par personnage. Pour les puristes/ nostalgiques, l’absence des fameux bonus stages est également un regret. Tout le monde se souvient des étapes, dans
Street Fighter II, où il fallait démolir une voiture, casser un tas de briques, ou fracasser des tonneaux ! C’était culte. Un petit regret également de ce côté-là. Bon, je vais arrêter de réfléchir, parce que sinon, je vais lui trouver des tas de défauts, à cette version ! Justement, dans les points positifs, je peux annoncer qu’il est tout à fait possible de sélectionner les voix japonaises, plutôt qu’anglaises, et même faire un mélange des deux, dans le cas où vous seriez séduit par le japonais sur un personnage, mais par l’anglais sur un autre. Personnellement, je vous conseille vivement les voix japonaises, qui sont bien plus expressives que les versions anglaises.
Un combat enflammé...Dernier point, lors des combats, les barres de coups spéciaux sont au nombre de deux. On a soit la barre classique, où l’on peut exécuter le coup spécial une fois chargée, soit la barre « ultra », qui se charge en fonction des coups reçus. En gros, le personnage se bouffe trop de coups dans la gueule, ça l’énerve, et il veut prendre sa revanche. Je vous promets que c’est en général assez spectaculaire, et surtout dévastateur ! Voilà, sinon, ça reste un jeu de combat, avec des rounds à gagner et des règles classiques. Rien à expliquer en plus.
Étant donné qu’il s’agit tout de même d’un test, je vais être contraint et forcé de lui attribuer une note, et cette note sera globale. J’entends par là que je ne vais pas noter de façon scolaire le jeu (graphismes, bande son, etc.), mais plutôt donner un ressenti général. Alors, disons qu’au final, ce jeu est une franche réussite, il ne faut pas se le cacher. On ressent le même plaisir d’y jouer que sur les premiers succès, avec même une pointe de nostalgie. Évidemment, ce n’est pas parfait, et on trouvera toujours quelque chose qui manque, que ça soit au niveau des personnages, des stages ou des bonus, mais la déception majeure se situe au niveau des musiques. Oui, c’est bel et bien une mode actuelle que de ne pas soigner la bande son des jeux. Dans les années 90, c’était bien mieux. On mettait le son à fond quand on jouait, alors qu’aujourd’hui, la plupart du temps, le volume n’est pas bien haut, voire complètement éteint pour certains d’entre nous. Tout cela explique la note qui va suivre, et qui mettra un point final à ce test. Quoi qu’il en soit,
Street Fighter IV est un jeu à posséder. Un classique.
Note globale :
16/20Disponible sur PlayStation 3, Xbox 360 et PC.
Edmond Honda et Abel, se regardant dans le blanc des yeux.
Le psycho pouvoir de Bison, en action !
L’attaque spéciale de Cammy.
Exemple de séquence animée, avec El Fuerte.
L’introduction du jeu.